La prestation compensatoire est un des effets du divorce.
Elle constitue une indemnité due à l’un des époux si ce dernier démontre que la rupture du mariage crée une disparité dans les conditions de vie respectives des époux. Cette indemnité vise précisément à compenser cette disparité au plus juste.
La prestation compensatoire peut être fixée d’un commun accord entre les époux, dans le cadre d'une procédure de divorce amiable. Les époux fixent alors librement, par convention, le montant de la prestation compensatoire ainsi que les modalités de son versement. Ils peuvent également décider qu’il n’y a pas lieu au versement de cette prestation.
La prestation compensatoire peut également être fixée par le Juge.
Cette situation s’imposera en cas de désaccord persistant entre les époux. Le divorce ne pourra alors plus être amiable. Il sera contentieux. Le Juge du divorce devra vérifier si une disparité existe. C’est en cela qu’il apprécie le principe même de la prestation compensatoire. Si ce principe est acquis le Juge considérera que l’époux qui en fait la demande peut se voir octroyer une prestation compensatoire.
Pour autant, il faut encore en déterminer le montant.
Pour cette évaluation, la Loi, mais également la Jurisprudence et la Doctrine, ont permis la mise en place de critères. Mais, ces critères doivent tous être appréciés en fonction du dossier et de la situation des époux, tant passée que future. Cette appréciation reste délicate, et parce qu’il n’y a pas de barème arrêté, toute la question demeure en suspens et le Juge devra statuer au regard des éléments présentés par les avocats des époux et des justificatifs communiqués.
Tout élément qui peut vous paraître anodin peut au contraire être pris en compte et faire pencher la balance.
En cas de difficulté, la procédure de divorce permet de faire appel à un expert ou un professionnel qualifié qui a pour mission de déterminer de manière précise le patrimoine de chacun des époux.
Le versement de la prestation compensatoire peut s’effectuer sous différente forme. Cependant, la forme de versement que vous aurez choisi peut avoir une incidence fiscale.
La question de la modification de la prestation compensatoire reste limitée.
En tout état de cause, il est impératif d’anticiper l’étude de la prestation compensatoire par l’analyse, en amont, du partage de vos biens.
Pension Alimentaire
au titre du
Devoir de Secours
Pension Alimentaire
pour les enfants
La Pension alimentaire au profit des enfants dite également "contribution à l'entretien et à l'éducation des enfants".
Chaque parent doit contribuer à l’entretien et à l’éducation de ses enfants, mineurs, mais également majeurs lorsque ces derniers sont encore à charge parce qu’ils poursuivent leurs études.
Lorsque les parents se séparent, cette contribution prend la forme d’une pension alimentaire.
Le montant de la pension alimentaire doit être fixé en fonction des besoins de l’enfant mais également en fonction des ressources du parent qui versera la pension.
Ce parent est le plus souvent, celui chez lequel l’enfant ne vit pas.
Le montant de la pension alimentaire peut être fixé d’un commun accord entre les deux parents.
Si cela n’est pas possible, seul le Juge aux Affaires Familiales, lorsqu'il statue sur le divorce, peut trancher et en fixer le montant.
Il n’existe pas de formule pour le calcul de la pension alimentaire.
Le gouvernement a publié une « Table de Référence », afin de présenter une fourchette d’estimations, eu égard au nombre d’enfant et au montant des revenus du parent débiteur de la pension.
Cette Table n’est toutefois qu’indicative et ne peut servir que de curseur de réflexion.
Le Juge aux Affaires Familiales estime le montant de la pension alimentaire en fonction des revenus et des charges permanentes mensuels du parent qui doit la verser, mais également, eu égard aux besoins de l’enfant, qu’il jugera nécessaires ou non.
La pension alimentaire est fixée forfaitairement, elle doit être versée chaque mois, et, elle doit être indexée chaque année en fonction de l’indice mentionné par le Juge.
Vous trouverez ci-dessous le lient pour procéder à cette indexation :
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R1259
Le non-paiement de la pension alimentaire par le parent débiteur expose ce dernier à une procédure de recouvrement direct. Le parent débiteur peut également faire l’objet de poursuites pénales.
L'assistance par téléphone est ouverte de 9 h à 20 h.
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